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Fournier Pierre

1923 – 2006

Pierre Fournier est né le 3 février 1923 à Paris (8ème).

Ses parents divorcent en 1929 et sa mère, Renée Bellamy entre, en 1931, comme infirmière au service régional des assurances sociales de Paris installé dans les locaux du ministère du travail.

Il fréquente l’école communale de Taverny (Val d’Oise) puis le Lycée Charles Rollin (Paris 9ème) devenu, en 1945, Lycée Jacques-Decour du nom d’un professeur résistant fusillé au Mont-Valérien en 1942. Il passe son 1er bac en 1939 et le deuxième en août 1940.

Il prépare, à la Sorbonne, une licence de géographie qu’il obtient en août 1944.

Il entre le 29 aout 1943 en qualité de « secrétaire d’administration auxiliaire » à la Direction de l’organisation sociale du ministère du Travail et affecté au bureau dirigé par Mlle Renée Petit chargé de l’application de la « Charte du Travail ».

A la Libération, il travaille, au sein de la nouvelle « direction des relations avec les organisations professionnelles », à l’application de la réglementation relative aux comités d’entreprise, aux délégués du personnel et aux conflits du travail.  

En 1945 – 1946, il effectue son service militaire comme sous-officier au 93ème régiment d’artillerie en Autriche. 

Il retrouve en mai 1946, ses activités professionnelles au sein de la sous-direction des relations professionnelles de la direction générale du travail et de la main-d’œuvre (DGTMO) où il travaille au secrétariat de la commission des conventions collectives. 

Il est titularisé, en 1947, à l’issue d’un concours spécial en qualité d’agent supérieur, corps mis en extinction avec la création de celui des administrateurs civils. 

Il passe en 1952 le pré concours préparatoire à l’ENA et est admis au concours de 1953. Il intègre la promotion de l’ENA, Albert Thomas et effectue son stage à la préfecture de Lille. 

En 1955, à la sortie de l’ENA, il est affecté à la Direction du Travail, chargé des « études générales relatives aux aspects économiques et sociaux des problèmes du travail en France et à l’étranger ». Il participe à la préparation de la loi du 23 juillet 1957 sur les congés d’éducation ouvrière et fut rapporteur de la Commission des industries de transformation du Troisième Plan (1958-1961), pour les aspects concernant la main-d’œuvre.  

Il participe à la préparation du Cinquantenaire du ministère du Travail en octobre 1956, organisant une exposition d’archives et d’objets à la bibliothèque du ministère et rédigeant un grand part de la plaquette consacrée à cette commémoration.  

Affecté en 1957 à la « division de coordination », auprès du directeur général du Travail et de la main-d’œuvre, il suit plus particulièrement les problèmes d’emploi en lien avec le Commissariat au Plan, le Fonds social européen (FSE), l’Organisation économique de coopération européenne (OECE), future Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). 

En 1961 – 1963, à la tête de la section de documentation, de la division de la statistique et de la documentation, Pierre Fournier administre la bibliothèque du ministère et est responsable des publications de la direction générale du travail et de la main-d’œuvre (Revue française du TravailBulletin des statistiques du travail et de l’emploiBulletin officiel des textesBulletin bibliographique). 

En mars 1963, il est nommé chef du bureau des investissements de la formation professionnelle des adultes qui exerce notamment la tutelle de l‘Association nationale interprofessionnelle pour la formation rationnelle de la main-d’œuvre (ANIFRMO) qui devient en 1965, l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). 

 De 1967 à 1972, Pierre Fournier est sous-directeur de la formation professionnelle, puis, jusqu’en octobre 1973, sous-directeur de l’emploi jusqu’en octobre 1973, en charge des fonds de chômage dont le fonds national de l’emploi (FNE). 

Promu directeur adjoint du travail à cette date, il suit plus particulièrement la refonte du code du travail. 

Il est nommé directeur de la population et des migrations le 1er juillet 1974 et occupe ce poste jusqu’au 12 janvier 1979 date à laquelle il est promu inspecteur général du Travail et de la main d’œuvre. 

Il prend sa retraite en 1983. Passionné d’histoire de la cartographie, il prépare et soutient en décembre 2003, une thèse de doctorat de géographie à l’École pratique des hautes études à Paris sur « Les cartes d’état-major en Europe centrale. Cartographie, frontières et fortification en Europe centrale autour de la période 1750-1914 ». 

Pierre Fournier décède le 30 mars 2006.

Pierre Fournier a, au cours de sa carrières professionnelle, écrit de nombreux articles notamment dans la revue « Droit social ». Très attaché à son administration, il a apporté une contribution importante à l’Association pour l’Étude de l’Histoire de l’Inspection du Travail (AEHIT) et au Comité d’histoire des administrations chargées du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CHATEFP). 

En 1983, l’AEHIT publie un premier texte de P. Fournier : Mes dix premières années au Ministère du Travail (1943 – 1952)

En 2005, à l’approche de la Commémoration du Centenaire de la création du ministère et à l’instigation du CHATEFP, il lui confie ses souvenirs qui seront publiés aux Presses universitaires de Rennes sous le titre « Quarante ans place de Fontenoy » constituant le premier ouvrage de la collection « Pour une histoire du travail ». 

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